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Cynothérapie   arrow

locabCynothérapie peut aussi prendre le nom de Thérapie Assistée/Facilitée par un Animal (TAA, TFA, ou AAI) … en l’occurrence un chien

L’animal n’est pas un objet passif, il est aussi acteur d’une relation… c’est parce que nous leur avons peu à peu posé des questions intelligentes que leurs réponses sont devenues intelligentes…
Vivre auprès d’eux a littéralement sculpté notre cerveau et aidé au développement de nos caractéristiques d’homo sapiens, intelligence émotionnelle comprise. Les animaux ont joué un rôle essentiel dans la manière dont nous avons organisé le monde… Aujourd’hui les animaux nous indiquent le chemin à prendre pour nous pacifier encore en développant notre conscience morale… à leur profit, cette fois, et dans la reconnaissance de leurs droits. Boris Cyrulnik

 

Pour la petite histoire

Au cours de l’été 2018, j’ai adopté mon futur Co-Thérapeute auprès d’une Association qui lui avait permis d’échapper à une euthanasie imminente en refuge. C’est un petit chien de 3kg 800… Comme il était sujet à des cauchemars, pendant lesquels il montrait les crocs en gémissant et que son cœur s’emballait, j’ai eu l’idée de le traiter en EMDR, tout comme mes patients traumatisés. De même, lorsqu’il montrait tout à coup une peur irrépressible ou une tristesse lorsqu’un(e) de mes ami(e) nous quittait. Traumatisé par l’abandon, il avait de grosses difficultés à rester seul, aussi j’ai du l’inviter dans mon cabinet pour lui éviter de hurler de solitude à la maison.

Il s’est vite montré hyper attachant et sociable, et a très vite compris ce que je faisais au cabinet puisque les gestes d’apaisement (tapping EMDR) que je lui prodiguait étaient les mêmes que ceux que je reproduisait avec mes patients.

Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans les zoos et de les avoir humiliés par nos rires «   Boris Cyrulnik

Assez rapidement, j’ai eu l’idée de proposer à une patiente, qui semblait beaucoup aimer mon chien et qui ne réussissait pas à aborder la question de son pire traumatisme, de prendre celui-ci sur ses genoux pendant sa séance. J’ai constaté alors qu’il était un parfait co-thérapeute et savait faire des câlins sans altérer le déroulement des protocoles thérapeutiques. Face à cette facilitation de la libération de la parole et cet apparent amoindrissement de l’état de dissociation traumatique lorsque le chien était sur les genoux de cette patiente, mon co-thérapeute a été proposé ou intégré aux protocoles de soin de ceux qui le demandaient.

Il a appris à aller dire bonjour à ceux qui le souhaitent et retourner dormir dans son panier à ma demande. Il a appris aussi à intervenir en pleine thérapie à allant immédiatement sur les genoux du patient à sa demande, pour faire un câlin et le rassurer aux pires moments de sa thérapie.

Dès l’instant où l’on a observé des animaux en milieu spontané, on s’est rendu compte qu’ils possédaient un monde mental. Les animaux peuvent traiter des tas d’informations et s’en servir pour résoudre des problèmes, ce qui est la définition de l’intelligence. Boris Cyrulnik

Au cabinet, on fait donc avec ou sans Co-Thérapeute, chacun à sa guise… mais il est prêt à tout pour vous aider à traverser les moments les plus difficiles. Il est prêt aussi à vous aider à gérer la dissociation traumatique en vous ramenant à la réalité de son affection pour les humains.

Il sait aussi emmètre de petits sons pour vous montrer qu’il partage vos émotions… Certaines études tendent même à montrer que contribuer à la diminution de votre stress abaisse son stress. En tant que thérapeute, je considère qu’il facilite véritablement l’accordage avec mon patient, par ses attitudes et les micro-signes qu’il émet, surement parce que je le connais bien et surement aussi parce qu’il a cette capacité à mettre en lumière l’indicible et faciliter la communication.

Tous les enfants qui souffrent de carences affectives, de fracas social ou de maladies graves se réfugient auprès des animaux pour se faire consoler. Boris Cyrulnik

Je me plais à penser que la consolation est réciproque

Un bref aperçu historique

Depuis la préhistoire, les peintures rupestres semblent montrer que les premières relations entre l’homme et l’animal ont pu se produire entre loups et hommes des cavernes.Le loup/chien est supposé avoir été le premier animal domestiqué. Dans l’Antiquité, les Grecs utilisaient l’hippothérapie (la physiothérapie à cheval) pour réhabiliter les soldats blessés.

La médiation animale a véritablement commencé à la fin du 18ème siècle en Angleterre dans le cadre de la prise en charge des personnes malades mentales : on confiait des animaux de ferme aux patients dans le but de « réduire l’utilisation de drogues dures et de moyens de contention ». Plus tard en Allemagne, on soignait certains épileptiques en les mettant en contact avec des animaux. En 1919, à Washington, les chiens étaient utilisés comme compagnons des pensionnaires de l’hôpital psychiatrique.

En 1953, aux Etats-Unis, le Dr Boris Levinson est pionnier de la Thérapie Facilitée par l’Animal. Il a en effet découvert accidentellement que son chien facilitait son lien avec un jeune patient. Son chien Jingles deviendra ainsi officiellement le premier co-thérapeute, non sans réprobation de nombreux collègues, et il publiera les premiers ouvrages de référence en la matière

Dans la lignée de Levinson, de nombreuses espèces animales ont accueilles par Sam et Elizabeth O’Leary Corson, psychiatres à l’hôpital de l’Ohio. Le service hébergeant les chiens n’était pas insonorisé et les patients adolescents pouvaient entendre leurs aboiements. De nombreux patients sont sortis du silence et ont commencé à demander à voir ou même prendre soin des chiens. Corson a alors décidé de mener une étude pilote sur les effets des chiens sur 30 patients n’ayant pas répondu à d’autres méthodes de traitement, et a conclu à une amélioration spectaculaire de 28 sujets sur 30. Une autre étude menée sur les patients de cet Hôpital a montré que la quantité de médicaments utilisée était deux fois supérieure dans les unités sans animaux, et la violence et les tentatives de suicide étaient réduites de manière significative dans les unités avec animaux

Corson et la Delta Society insistent sur le fait que la Thérapie Assistée par l’Animal devrait être administrée par un professionnel de santé correctement formé, conformément à sa pratique normale. En effet, au cabinet, les techniques (parole, EMDR, brainspotting) n’ont pas changées : mon Co-thérapeute apporte sa contribution dans le respect des protocoles et techniques

Aujourd’hui, dans un grand nombre de pays (Canada, Etats-Unis, Australie, Japon…) des programmes de Thérapie Facilitée par l’Animal se développent dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les institutions spécialisées.

A l’hôpital psychiatrique Philippe Pinel, à Amiens, la liste des soignants comprend… des chiens. Depuis 2010, le centre pratique la cynothérapie, un soin sur prescription visant à soigner les malades mentaux avec ces canidés. Voir l’article de Science et Avenir

L’animal, qui, lui, ne parle pas, devient soudain ce corps qui fait parler, ce corps qui va régir une nouvelle conduite, ce corps qui ouvre à l’enfant émerveillé les portes du rêve, les portes des êtres, les portes de la nature, les véritables portes du monde. Ange Condoret

Recherche et thérapies assistées ou facilités par un animal

Une étude de 1998 mesure les effets de le Thérapie Assistée par l’Animal (TAA) sur le niveau d’anxiété de patients hospitalisés en psychiatrie. Des effets positifs ont été observés sur l’anxiété des patients atteints de troubles psychotiques et de troubles de l’humeur. Cette étude en reprend d’autres qui ont montré les effets positifs de l’animal sur le stress, l’anxiété, la dépression, la facilitation de la communication, l’efficacité à attirer des patients plus isolés :

Sandra B. Barker, Ph.D., and Kathryn S. Dawson, Ph.D. The Effects of Animal-Assisted Therapy on Anxiety Ratings of Hospitalized Psychiatric Patients Published Online:1 Jun 1998
https://doi.org/10.1176/ps.49.6.797

La thérapie assistée par l’animal implique une interaction entre le patient et un animal dressé, ainsi que son propriétaire …, dans le but de faciliter la progression du patient vers ses objectifs thérapeutiques. » Cette étude a examiné si une séance de thérapie assistée par un animal réduisait les niveaux d’anxiété des patients psychiatriques hospitalisés .

Des réductions statistiquement significatives des scores d’anxiété ont été observées après la séance de thérapie assistée par l’animal chez les patients atteints de troubles psychotiques, de troubles de l’humeur et d’autres troubles…

Au cours de la dernière décennie, des études soutenant les avantages pour la santé des animaux de compagnie ont émergé (1,2,3,4). Les effets cardiovasculaires sont souvent au centre des préoccupations, en partie à cause des résultats d’une étude de 1980 qui indiquait des taux de survie plus longs après un infarctus du myocarde chez les propriétaires d’animaux domestiques par rapport aux personnes sans animaux domestiques (5). Des preuves plus récentes de bénéfice cardiovasculaire ont été documentées dans une étude australienne portant sur 5 741 participants (6). Les auteurs ont constaté que les propriétaires d’animaux de compagnie avaient une pression artérielle et des taux de triglycérides significativement inférieurs à ceux des non propriétaires, et que les différences ne pouvaient pas être expliquées par des différences de tabagisme, de régime alimentaire, d’indice de masse corporelle ou de profil socioéconomique.

Le stress et l’anxiété sont considérés comme des facteurs contributifs des maladies cardiovasculaires. Les enquêteurs ont émis l’hypothèse que les animaux de compagnie pourraient contribuer à réduire les niveaux de stress et d’anxiété (4,7,8). Plusieurs auteurs ont signalé des lectures de pression artérielle plus basses chez les adultes et les enfants lorsqu’un animal de compagnie jusque-là inconnu était présent lors de diverses activités stressantes (5,9,10,11,12,13,14).

Les animaux ont été associés à des effets positifs sur les patients dans divers établissements de soins de santé (15). Lorsque les animaux ont été introduits pour la première fois dans ces environnements, ils étaient généralement amenés pour des visites accessoires au programme de traitement. Actuellement, les animaux sont délibérément inclus dans le traitement par le biais de diverses interventions généralement connues sous le nom de thérapie assistée par l’animal.
La thérapie assistée par l’animal implique l’utilisation d’animaux entraînés pour faciliter la progression des patients vers les objectifs thérapeutiques (16).

Il y a plusieurs décennies, Searles (20) et Levinson (21) ont abordé les avantages thérapeutiques d’un chien de compagnie pour les patients atteints de schizophrénie, affirmant que la relation bienveillante entre l’homme et le chien avait contribué à ancrer le patient dans la réalité. Les pensionnaires atteints de maladie mentale chronique hébergés dans des foyers de soins de longue durée et ayant reçu la visite de chiots présentaient une dépression diminuée après les visites, par rapport à un groupe témoin apparié (22).

Plus récemment, Arnold (23) a décrit l’utilisation de chiens de thérapie avec des patients présentant des troubles dissociatifs. Les avantages comprennent l’influence calmante du chien, sa capacité à alerter rapidement le thérapeute de la détresse des clients et la facilitation de la communication et de l’interaction. D’autres ont proposé qu’un animal puisse servir de pont clinique en psychothérapie, offrant un accès à des problèmes plus sensibles (16,24,25).

Dans une unité psychiatrique pour patients hospitalisés, il a été constaté que la thérapie assistée par un animal attirait le plus grand nombre de patients parmi ceux qui choisissaient volontairement des groupes et se révélait le plus efficace pour attirer des patients isolés (26).

 

Une autre revue de littérature de 2015 portait sur la TAA ou AAI et le traumatisme, et en particulier sur ses effets sur l’état de stress post-traumatique (ESPT). Cette étude relate les effets positifs des TAA sur l’anxiété, la dépression, l’état de stress post traumatique dans ses diverses manifestations, le sommeil, la qualité de vie et la qualité du lien social :

Marguerite E. O’Haire, Noémie A. Guérin, Alison C. Kirkham : Animal-Assisted Intervention for trauma: a systematic literature review Front. Psychol., 07 August 2015. Center for the Human-Animal Bond, Center for Animal Welfare Science, Department of Comparative Pathobiology, College of Veterinary Medicine, Purdue University, West Lafayette, IN, USA<
https://doi.org/10.3389/fpsyg.2015.01121

Les animaux ont une longue histoire d’inclusion dans le traitement psychiatrique. L’étude empirique de cette pratique, connue sous le nom d’intervention assistée par l’animal (AAI), a récemment progressé. Nous avons effectué une revue systématique de la littérature empirique sur les AAI pour les traumatismes, y compris l’état de stress post-traumatique (ESPT).

L’inclusion d’animaux dans le traitement psychologique n’est ni nouvelle ni inhabituelle. Le premier événement signalé serait vers la fin du XVIIIe siècle, lorsque des animaux ont été incorporés dans des établissements de santé mentale afin d’accroître la socialisation des patients (Serpell, 2006). Aujourd’hui, un certain nombre de programmes aux États-Unis signalent que des animaux font partie de leurs services. Les personnes ayant subi un traumatisme, y compris celles atteintes d’un trouble de stress post-traumatique (ESPT; Tedeschi et al., 2010) sont l’une des populations les plus couramment visées par ces services.

L’ESPT est un trouble anxieux caractérisé par des symptômes liés à l’intrusion, à l’évitement, à des altérations négatives de la cognition et de l’humeur, ainsi qu’à des altérations de l’excitation et de la réactivité (American Psychiatric Association, 2000). On estime que cette maladie affecte environ 7,8% de la population américaine (Kessler et al., 1995) et peut entraîner de graves problèmes professionnels et sociaux (par exemple, Hidalgo et Davidson, 2000). Il s’agit d’un trouble difficile à traiter, avec des taux d’abandon et de non-réponse allant jusqu’à 50% dans les études de traitements empiriquement soutenus (Schottenbauer et al., 2008). Un des traitements les mieux établis en recherche, la thérapie par exposition, n’est pas couramment utilisé par les thérapeutes en raison de son niveau perçu de difficulté et de gêne pour les patients (par exemple, Becker et al., 2004). Découvrir et évaluer des thérapies alternatives et complémentaires a été jugé impératif (Cukor et al., 2009; Bomyea et Lang, 2012).

Des preuves anecdotiques suggèrent que les animaux peuvent fournir des éléments uniques pour traiter plusieurs symptômes de stress post-traumatique. En ce qui concerne l’intrusion, la présence d’un animal est censée rappeler de manière réconfortante que le danger n’est plus présent (Yount et al., 2013) et constituer une base sûre pour des expériences conscientes dans le présent (Parish-Plass, 2008). Les personnes atteintes de SSPT éprouvent souvent un engourdissement émotionnel, mais la présence d’un animal a provoqué des émotions positives et de la chaleur (par exemple, Marr et al., 2000; O’Haire et al., 2013). Les animaux ont également été démontrés en tant que facilitateurs sociaux capables de relier les gens (par exemple, McNicholas et Collis, 2000; Wood et al., 2005) et de réduire la solitude (par exemple, Banks et Banks, 2002), ce qui peut aider les personnes atteintes du SSPT à se libérer d’isolement et se connecter avec les humains autour d’eux. L’un des aspects les plus difficiles du SSPT a tendance à être hyperactif. La présence d’un animal a été liée à la sécrétion d’ocytocine (Beetz et al., 2012b) et à la réduction de l’excitation anxieuse (par exemple, Barker et al., 2003), ce qui peut constituer une caractéristique particulièrement importante pour les personnes ayant subi un traumatisme.

Le but de cette revue est de dépasser les récits anecdotiques en présentant un aperçu complet de la recherche empirique sur les AAI pour traumatismes. L’objectif est d’identifier, de résumer et d’évaluer systématiquement les études empiriques existantes sur les traumatismes associés aux AAI afin de documenter les pratiques actuellement analysées et les résultats rapportés, ainsi que de fournir des orientations pour des recherches plus rigoureuses.

La majorité des études incluait le chien comme espèce participante (n = 5), tandis que d’autres études portaient sur les chevaux (n = 3) ou une combinaison de chiens, chevaux et autres animaux de ferme (n = 2).
Une seule étude a évalué l’effet de différentes composantes de l’AAI en comparant l’effet de la simple présence du chien à l’intégration de celui-ci au travers d’histoires racontées du point de vue de l’animal (Dietz et al., 2012). Les effets du chien ont généralement été renforcés en racontant une histoire thérapeutique sur le chien, ce qui peut être attribué à donner au chien un rôle et un objectif intégrés dans la session de thérapie, plutôt que d’être une simple entité dans la pièce ».

Dépression
Le résultat le plus souvent rapporté d’un AAI pour un traumatisme était une réduction des symptômes de la dépression dans six études sur dix. «
Symptômes de stress post-traumatique
Le deuxième résultat le plus souvent rapporté par un AAI pour un traumatisme était une réduction des symptômes de stress post-traumatique dans cinq études sur dix… Les résultats incluaient une réduction des symptômes de l’ESPT suite à un AAI, comparé à avant l’AAI dans cinq études. Ces changements étaient significatifs comparés aux conditions de comparaison dans une étude de 30 participants avec des chevaux (Kemp et al., 2013), mais pas dans une autre étude de 153 participants avec des chiens (Dietz et al., 2012). Ces deux études ont également examiné la dissociation en tant que symptôme distinct à l’aide du TSCC et ont toutes deux mis en évidence une diminution significative des symptômes de dissociation après AAI, par rapport à avant et après la condition de comparaison.
Anxiété
Une autre constatation courante était la réduction de l’anxiété dans quatre études… Les résultats de deux études comprenaient une réduction de l’anxiété après un AAI par rapport à un état antérieur à l’AAI et à la condition de comparaison (Dietz et al., 2012; Kemp et al., 2013)…
Résultats sociaux
Une variété de résultats étaient pertinents pour l’environnement social et les compétences sociales des participants. Parmi celles-ci, une étude avec des animaux de ferme a rapporté une augmentation de 20% (d = 0,50) de la sécurité de l’attachement chez 21 adolescents d’avant à après AAI (CaMiR) (Balluerka et al., 2014)
Sommeil
Deux études ont évalué les résultats liés au sommeil. Un ancien combattant participant à une étude de cas a signalé une augmentation durable de la durée du sommeil nocturne qui s’est poursuivie pendant 3 mois après le programme AAI (Nevins et al., 2013). Une autre étude portant sur six anciens combattants a révélé une diminution de la fréquence des cauchemars avec les chiens d’assistance (Newton, 2014).
Qualité de vie
Une étude de cas d’anciens combattants a fait état d’une augmentation de la satisfaction à l’égard de la qualité de vie (changement de + 180%) et d’une diminution de l’insatisfaction à l’égard de la qualité de la vie (variation de −93%) d’avant à après un AAI chez les chevaux (Nevins et al., 2013). Les résultats comprenaient des améliorations significatives dans la gestion des événements de la vie stressants au cours de l’AAI avec les chiens (Hamama et al., 2011) et une augmentation des comportements et processus axés sur la résilience dans l’étude de cas avec un ancien combattant et des chevaux (Nevins et al., 2013). Les données des entretiens qualitatifs ont révélé une diminution de la peur des espaces publics et une moindre utilisation de médicaments psychotropes chez six anciens combattants avec des chiens d’assistance (Newton, 2014). Dans l’étude en laboratoire, les chiens ont aidé à réduire une baisse subjective de l’affect négatif après que les participants eurent visionné une vidéo traumatique (Lass-Hennemann et al., 2014). D’autres études portant sur des chiens ont montré une réduction de la colère (Dietz et al., 2012) et une augmentation du bien-être (+ 10% de changement moyen, d = 0,24; Hamama et al., 2011) entre avant et après AAI.

Les résultats confirment les avantages subjectifs à court terme de l’AAI pour les traumatismes, notamment la réduction de la dépression, les symptômes de l’ESPT et l’anxiété. Le domaine de recherche est international et interdisciplinaire, avec une gamme mondiale de pays auteurs.
Compte tenu de la nature préliminaire des données, nous concluons qu’à l’heure actuelle, l’AAI est prometteur en tant que technique complémentaire, mais ne devrait pas être retenu comme traitement de première ligne du traumatisme

 

Des travaux ont également montré la pertinence de la thérapie assistée par l’animal auprès de personnes âgées :

A.-J.Vaillant-Ciszewicz, R.Rossi, A.Quaderi, J.Palazzolo: Les effets thérapeutiques de l’animal en EHPAD The therapeutic effect of animals in nursing homes, in NPG Neurologie – Psychiatrie – Gériatrie, Volume 17, Issue 98, April 2017, Pages 109-113
https://doi.org/10.1016/j.npg.2016.06.004

La thérapie par la parole est, à elle seule, imparfaite pour offrir à la personne âgée atteinte de pathologie neurocognitive un environnement apaisant et sécurisant visant à réduire les troubles du comportement. Au regard des altérations cognitives engendrées par la pathologie, la thérapie assistée par l’animal semble être un support à l’interaction et à la communication

 

Enfin, Roxane Mallet, psychologue clinicienne et thérapeute intégrative à Paris m’a permis de lire son mémoire sur Le travail de l’archaïque au sein d’un atelier a médiation avec le chien et le chat.
Ce mémoire remarquable, issu de son expérience clinique de médiation animale en EHPAD, met en évidence l’aspect réparateur que peut offrir l’animal en cas de troubles de l’attachement. Les pensées primitives sont en effet très proches des impressions sensorielles. L’animal va alors pouvoir offrir « un socle sécurisant » et être le « support d’une expérience sensorielle« , voire un « support d’amour« . Cette communication infra-langagière entre animal et humain va ainsi permettre un travail sur l’archaïque et les souffrances primitives.

Dans le réel, chaque rencontre est une bifurcation possible.
Boris Cyrulnik

Merci à Lolo

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